Un drone est un aéronef non habité et piloté à distance. S’il est souvent employé par l’armée pour des missions de surveillance et de reconnaissance, il est devenu au fil du temps un outil indispensable pour les chercheurs, les entreprises et les agriculteurs. Cet engin est particulièrement utile pour recueillir des informations géologiques, livrer des médicaments dans les zones enclavées ou sinistrées, ou bien faire des prises de vue aériennes pour le cinéma. Toutefois, c’est le drone de loisir (FPV, Parrot, DJI…) qui nous intéresse ici, car leur pilotage fait de plus en plus d’aficionados en France. Il est même devenu un « joujou » à part entière, rivalisant avec les consoles de jeux et les voitures (télécommandées aussi) chez les jeunes.

Les règles à respecter pour faire voler un drone

Voler est le plus vieux rêve de l’homme, piloter un drone est une manière de le réaliser. Si cette pratique offre une expérience passionnante, elle est toutefois soumise à certaines réglementations afin que les passionnés puissent en profiter en toute sécurité et de manière responsable.

La DGAC a rappelé les règles d’usage des drones de loisir, dont le non-respect est passible d’une peine jusqu’à un an d’emprisonnement et 75 000 € d’amende.

L’enregistrement de votre drone

Tout drone doit être enregistré auprès de la DGAC (Direction Générale de l’Aviation civile). En contrepartie, un certificat d’une validité maximale de 5 ans vous sera remis. Dans le cas contraire, vous vous exposez à une amende de 750 € si vous le faites voler.

Autre obligation, vous devez placer le numéro d’enregistrement sur le drone de façon permanente et visible – sauf s’il est déjà immatriculé – sous peine également d’une amende de 750 €.

L’âge autorisé pour faire voler un drone

Il faut avoir au moins avoir 14 ans pour piloter un drone, sauf si vous l’avez fabriqué vous-même et qu’il n’excède pas 250 g ou que les jeunes télépilotes soient accompagnés d’un adulte. Les drones pour les enfants ont, en général, une portée maximale de 50 m.

Ne pas survoler les personnes

Faire voler un drone au-dessus d’une foule ou d’un groupe de personnes est interdit. Par conséquence, évitez les rassemblements, les stades, les festivals de musique, les concerts, les carnavals ou encore les plages bondées.

Ne pas survoler les villes et les sites sensibles

Le survol de sites sensibles ou protégés comme les centrales nucléaires, les monuments historiques, les parcs nationaux, les réserves naturelles, les prisons ou encore les installations militaires est défendu. Informez-vous toujours sur les endroits sensibles qui vous environnent avant de lancer votre drone.

Il est interdit de faire voler un drone au-dessus d’une ville, d’une agglomération ou même d’un petit village – bref au-dessus des espaces publics sauf autorisation préfectorale.

Respecter la vie privée

Le respect de la vie privée est un droit primordial. Si votre drone est équipé d’une caméra et d’un appareil photo, n’oubliez pas que vous ne devez pas photographier ou filmer des personnes sans leur autorisation. Le survol de propriétés privées sans permission est aussi prohibé. L’enregistrement ou la diffusion d’images ou de conversations privées est puni d’un an d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende.

Ne pas survoler les aéroports ou les aérodromes

Le survol des aéroports ou des aérodromes est soumis à des restrictions. Sauf autorisation, vous ne pouvez pas faire voler un drone dans ces secteurs afin de prévenir les risques de collision avec les autres aéronefs. La zone d’exclusion autour d’un terrain d’aviation peut s’étendre sur un rayon 10 km.

Rester en dessous de 150 m d’altitude

La DGAC préconise de ne pas faire voler les drones au-delà de 150 m de hauteur – l’altitude maximale. Elle peut être inférieure à ce niveau près des aérodromes pour échapper à une éventuelle collision avec d’autres aéronefs comme les avions et les hélicoptères.

Notez que les règles varient selon l’endroit ou le pays, de ce fait, si vous comptez partir en vacances avec votre drone à l’étranger, consultez le site AirMap ou l’autorité aéronautique locale.

Garder la ligne de visée visuelle… surtout la nuit

Plus facilement, cela veut dire qu’il est indispensable de ne pas perdre votre drone de vue. Avant de faire voler votre drone, confirmez les conditions météorologiques pour éviter qu’il ne disparaisse de votre champ de vision dans des nuages ou le brouillard. Si vous utilisez un drone FPV, la présence d’une autre personne est indispensable pour suivre l’appareil des yeux.

Bien que la plupart des drones soient équipés de dispositifs lumineux, les survols de nuits ne sont pas autorisés.

Les meilleurs endroits pour faire voler un drone

Avec ces nombreuses conditions, vous vous demandez certainement où vous pouvez faire voler votre drone de loisir. Ne vous inquiétez pas, il existe de nombreuses possibilités pour pratiquer votre passion. En cas de doute, n’hésitez pas à consulter la carte interactive de Geoportail pour vérifier les zones de restrictions de vol.

Le vol en intérieur

Si vous êtes entouré de lieux interdits aux drones, le vol en intérieur est la solution la plus simple – et aussi la plus pratique surtout en cette période de pandémie. Utilisez de préférence des microdrones : ils sont légers (à peine 300 g) – ce qui permet de vous protéger ainsi que vos affaires en cas de collision – et faciles à manipuler. De ce fait, ils sont idéals pour ceux qui veulent s’initier au drone dans leur logement ou dans leur jardin. Les plus expérimentés peuvent opter pour des drones de course FVP (First Person View) ou « vol en immersion », c’est-à-dire qu’ils sont équipés d’un écran embarqué qui permet de voir en temps réel ce que l’engin filme. Ces types de drones sont très rapides, car ils peuvent atteindre 160 km/h. Ils ne sont donc pas recommandés pour des loopings ou une course de drones improvisée dans votre salon.

Les clubs d’aéromodélisme

Les clubs d’aéromodélisme proposent des pistes pour les amateurs de drone. Ces circuits sont notamment jalonnés d’obstacles, de virages et de lignes droites pour faire des courses de drones FVP palpitantes. Gare aux acrobaties et aux atterrissages en catastrophe ! Les télépilotes en herbe peuvent être encadrés par des instructeurs ou des membres du club plus expérimentés, et recevoir des conseils sur le choix et l’entretien de leurs appareils.

Notez que ces clubs d’aéromodélisme doivent être affiliés à la  Fédération Française d’Aéromodélisme (FFAM).

Les simulateurs de drone

Si vous débutez, il est normal que vous craigniez de blesser quelqu’un avec votre drone ou de le faire crasher. Vous pouvez vous entraîner virtuellement en recourant à un simulateur de drone. Il vous suffit de connecter une radiocommande à un PC (Windows, Mac ou Linux) pour vous envoler seul, avec plusieurs joueurs ou en freestyle sur un circuit saisissant de réalisme. Notez que ce logiciel est capable d’imiter le mode de vol de plusieurs types de drones.

Il existe des démos ainsi que des versions gratuites (Rotor Rush et Drone Racing League) et payantes (Liftoff, RealFlight, Phœnix RC V5…) de simulateurs. Ces dernières comprennent des fonctionnalités plus avancées et même des formations sur les bases du pilotage.

Enfin, les simulateurs de vol sont un bon moyen de pratiquer le drone même par mauvais temps et d’éviter les pannes de batterie intempestives.

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